Toute l'actualité sur l'Unité de Recherche en Sciences Sociales et Santé  - GRAS -
La Presse
GRAS
Université d'Oran, Cité du Chercheur, Route de l’Aéroport
BP.: 1801/08-31000, Oran
' Tel / Fax : 041 51 92 16  /  040 21 24 41  /  0771 58 94 38
Email: gras_lab@yahoo.fr
Unité de Recherche en Sciences Sociales et Santé

Université d’Oran
Entretien avec le professeur Mohamed Mebtoul :
Le malade et sa famille sont détenteurs d'un savoir face à la souffrance

_________________
Entretien avec le professeur Mohamed Mebtoul :
«Le champ médical algérien fait fi de l’importance du médecin généraliste»
Écrit par Ziad Salah

_________________
Entretien avec le professeur Mohamed Mebtoul :
Etre une femme seule, isolée et sans soutien, c'est déjà porter le stigmate de «prostituée»
Écrit par Salim Mesbah

_________________
Entretien avec Tennci Lamia:
Les médecins du travail, déplorent la méconnaissance des cancers professionnels en Algérie
Écrit par F. Z. Foudil

_________________
Entretien avec Tennci Lamia:
Sans le savoir profane de la famille, l’activité des médecins serait plus compliquée
Écrit par F. Z. Foudil
À lire aussi
Un défi scientifique depuis 17 ans
Portes ouvertes sur le centre de recherche GRAS
Le GRAS fête ses 17 ans

Par Ziad Salah


El Watan
31 Janvier 2016
Par Djamila Kourta
ARTICLES  DE  PRESSE
Les soins de proximité en Algérie à l’écoute des patients et des professionnels de santé, coordonné par Mohamed Mebtoul.

Rétrospective d’un échec
Un ouvrage qui résume dans sa globalité l’échec d’une approche dont l’objectif principal est d’aller vers le malade en lui permettant l’accès aux soins chez lui dans ses environs dans des établissements publics de santé de proximité.

Une approche approuvée en 2007, mais qui n’a pas atteint les résultats attendus. Un constat que l’étude menée par l’équipe du Groupe de recherche en anthropologie de la santé (GRAS) d’Oran et coordonné par Mohamed Mebtoul montre bien en donnant la parole aux patients et aux professionnels de la santé.

A travers cette étude qualitative et quantitative, les chercheurs ont ciblé deux régions, à savoir Oran et Tissemsilt, «très contrastées sur les plans économique, social et sanitaire, dévoilant ainsi les profondes inégalités territoriales», note-t-on. Revenant sur le fonctionnement des établissements publics de santé de proximité et leur mode de gestion, l’équipe de chercheurs révèle que la notion de proximité sociale semble ignorée. «Pris dans un engrenage administratif et politique, l’EPSP reste encore à la quête de son autonomie pour lui permettre d’orienter son regard sur l’accueil, les rapports instaurés avec la population qui attend d’être reçue dans la dignité et le respect de la sa personne».
Une population, signalent les rédacteurs de l’ouvrage, déjà confrontée à une double inégalité, celle liée aux conditions socioéconomiques et par ailleurs à une autre forme d’inégalité liée aux rapports différenciés face aux soins. «On peut distinguer au moins quatre niveaux de préoccupation : un mode de fonctionnement au quotidien des services de soins de proximité souvent sélectif et qui classe les patients ''qu’on connaît'' et les ''autres'' anonymes, des interactions de ''défiance'' et de ''silence'' des acteurs locaux du système de santé de santé vis-à-vis des ''consommateurs de soins'', l’absence d’un ''arbitrage juste'' des responsables de la santé qui se limitent à un rôle abstrait et éloigné des préoccupations essentielles des patients.

Enfin, dans cette analyse, il a été remarqué que les acteurs locaux de la santé ne s’identifient pas aux différents processus décisionnels toujours verticaux qui gèrent par injonction toutes les activités sanitaires dans les établissements de saanté», précise dans son commentaire de l’ouvrage le professeur Mustapha Bouziani, épidémiologiste de la faculté de médecine de l’université d'Oran. L’étude montre bien à travers ces deux régions l’ampleur d’un dysfonctionnement généralisé, la désorganisation, les mauvaises conditions de travail et d'opacité, le désengagement des professionnels de la santé de la gestion des structures. «C'est tout le mode de fonctionnement des services de soins de santé essentiels qui semble peu adapté aux exigences de la population. Il a atteint un degré de déliquescence élevé en raison, nous semble-t-il, de l’absence d’une réflexion profonde et d’une implication collective des acteurs de la santé soumis davantage à une logique centralisée et administrée qui réduit fortement les initiatives des uns et des autres», relève l’étude au chapitre II : Enjeux socio-sanitaires décryptés par la population.

Cette dernière manifeste une totale insatisfaction dans le mode de fonctionnement des services de soins, l’absence d’interaction de proximité et de confiance entre les différents acteurs locaux de la santé, et l’absence de l’Etat sur le terrain. L’ouvrage de Mohamed Mebtoul propose, entre autres, quelques perspectives qui pourraient être d’un grand apport pour les pouvoirs publics, notamment le ministère de la Santé qui entend renforcer et redynamiser ses structures publiques de proximité. L’externalisation des soins est déjà une des actions engagées sur le terrain. Une approche lancée en 2008 et l’analyse que propose cet ouvrage montre bien les limites de ce système, lequel ne peut fonctionner sans une dynamique de santé horizontale et régionale en impliquant tous les acteurs de la santé, concevoir et mettre en œuvre collectivement un processus décisionnel qui soit l’objet d’une régulation sociale de proximité, fonctionnant du bas vers le haut, et non l’inverse, mettre en place des réseaux d’échanges professionnels entre les médecins de différentes régions.

«Cet ouvrage, qui constitue une référence nationale sur le plan méthodologique en anthropologie de la santé, devrait, de notre point de vue, constituer une base de réflexion tant pour une meilleure réorientation de la gestion participative des établissements de soins que pour la promotion d’un processus de compréhension et d’amélioration des liens entre soignants et patients», résume le Pr Bouziani. 

Pour citer le livre :
Les soins de proximité en Algérie à l’écoute des patients et des professionnels de santé.
Collection Santé &Société, coédition de l’Harmattan-Algérie et du Groupe de recherche en anthropologie de la santé (GRAS) sous la direction du Professeur Mebtoul Mohamed et soutenu par OMS/APOC.
GRAS : réflexion sur le système de soins

Par Tegguer Kaddour
Merouane Boukrissa
Les "Empreintes du GRAS"
L'éclairage pertinent des sciences sociales
_________________
Mohamed Mebtoul

Avant-projet de la loi relative à la santé
Archaïsme et déni de la réalité sanitaire
_________________
Mohamed Mebtoul
La mise en scène des «savoirs»
_________________
Merouane Boukrissa

Jeûne et santé

Entre croyances, traditions et fondements scientifiques
ACTUALITES DU GRAS                                     Ce que la presse en dit
Par Rubrique:

Actualités du GRAS  |  Dossier de Presse  | Articles de Presse  |  Interview
المنظمة العالمية للصحة - تحقيق حول العلاجات الصحية الأولية بوهران وتيسمسيلت
مائدة مستديرة حول المشروع التمهيدي لقانون الصحة في الجزائر
Le constat amer de
l'ex-ministre Abdelhamid Aberkane
Système de soins en débat

Par Salah C.
صحة: من أجل تحسين العلاقات بين الطبيب والمريض
أنثروبولوجيا صحة
Avant-projet de la loi relative à la santé
Archaïsme et déni de la réalité sanitaire
Le fondateur de l’anthropologie de la santé en Algérie passe le flambeau
De la liberté de penser au totalitarisme
La confiance ne se décrète pas
Le savoir profane de la famille
Méconnaissance des cancers professionnels en Algérie
La santé orpheline d'une politique publique
Le champ médical algérien
Page ''INTERVIEW''

Entretiens avec des chercheurs du GRAS et conférenciers
GRAS : Conférence nationale sur le FLN
Le rôle des médecins algériens et européens de 1954 à 1962
OMS / GRAS