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Par Fatma Zohra Foudil
ARTICLES  DE  PRESSE
El Watan Etudiant l Mercredi 07.01.15
Le bien-être dans les espaces habités
L’homme est devenu un «homo urbanus»

Habiter ne se résume pas à s’approprier d’une construction. Il est aussi un facteur du bien-être pour les individus. Cependant, on doit admettre que l’habitat insalubre peut affecter de façon dramatique la santé physique, mais également mentale de ses occupants. La question de l’espace habité et le bien-être des individus est au cœur du débat public et sujet de réflexion chez les chercheurs depuis J. Jacques Rousseau (1712-1778), A. Sayad (1980), Henri Lefebvre (1970), M. Mebtoul (2001-2003), Hadjidj  (2002)… Chez la plupart d’entre eux, les questions sont toutes liées à la quête du bien-être des individus dans les espaces habités. Dans les circonstances actuelles, on se contente de la définition générale de l’OMS.

Cependant, dans ce nouveau millénaire, l’homme est devenu un «homo urbanus», souligne Mehnane Fatima, démographe et chercheure associée à l’unité de recherche en sciences sociales et santé (GRAS) d’Oran. L’évolution socioéconomique du pays ainsi que celle de l’urbanisme a exigé la mise en place d’autres paramètres pour une définition plus appropriée du bien-être. Ce dernier est décrit comme un bien-être global.

Le lieu de vie agréable doit forcément être attaché à un environnent plaisant. Et ce dernier est tributaire d’un esprit et d’un comportement civique, positif et constructif. Toutefois, nombre d’Algériens - pour ne pas dire la majorité - ont oublié la notion du bien-être. Et cela met sur la table la question mille fois posée : pourquoi l’Algérien souffre-t-il du syndrome du mal-être ? En effet, beaucoup des problèmes survenant dans le vécu de la population sont l’origine du mal-être : un environnement et des conditions de logement médiocres, la pauvreté, la pollution, l’inégalité, le chômage, le manque d’accès aux emplois, aux biens et aux services et le défaut de cohésion sociale.

« La vie des locataires ne se limite pas spécifiquement à l’espace habité en tant que tel, mais aussi à l’environnement d’une manière générale», précise-t-elle. Mehnane Fatima a choisi de traiter le sujet de l’habitat suite à une longue expérience professionnelle dans ce domaine. «J’ai été responsable de plusieurs services au niveau de l’OPGI. Et ayant travaillé pendant une dizaine d’années dans la préservation du patrimoine, j’ai été fortement attirée par les sujets liés à l’habitat, d’où la thématique de mon magister intitulé ‘‘La représentation sociale du bien-être chez les habitants, le cas d’un site sociale à Oran’’», explique la chercheure.

Dans ce travail de recherche, Mme Mehnane a limité son choix sur un site bien particulier afin d’affiner ses recherches et pour arriver aux résultats les plus pertinents possibles. «Le choix du site de Sidi El Bachir n’était pas fortuit. Il est lié plus fondamentalement au nombre considérable de plaintes émises par les locataires des immeubles», indique-t-elle. Selon la chercheure, plus de 250 sur les 500 plaintes enregistrées, soit plus de la moitié, viennent des habitants de la localité de Sidi El Bachir, commune de Bir El Djir, située à l’est de la wilaya d’Oran (ndlr) qui regroupe une diversité de populations relogées.


La représentation sociale du bien-être

Ces nouveaux résidants proviennent de différents quartiers d’Oran. Les habitants souffraient de problèmes d’étanchéité et de l’état déplorable de leurs domiciles. «Au-delà des interventions, des constats techniques et des énumérations des recommandations prescrites par un architecte ou un ingénier, j’ai établi des constats visuels sur place. J’ai été, de ce fait, très curieuse de voir d’autres raisons qui font que chaque fois des personnes soumettent des doléances. Il fallait donc s’imprégner au sein de ces familles et toucher de plus près leur représentation du bien-être en mettant en évidence la pluralité des pratiques d’habiter», explique-t-elle.

Par ailleurs, Mme Mehnane s’est plus attelée à cerner la problématique de la représentation sociale du bien-être des occupants des logements. «J’entends par la représentation sociale du bien-être cette forme de pensée sociale ou les modalités de pensées pratiques, signification donnée au bien-être dans un ensemble de rapports résidentiels. (adaptation, usage, mobilité, pratique)», instruit-elle. Le choix de l’échantillon de l’étude de Mme Mehnane est basé sur un fichier des sinistres élaboré et mis en œuvre depuis 2001.

Selon elle, l’approche qualitative de type «approfondissement» ne posait aucun problème de la représentativité de l’échantillonnage. L’enquête est menée auprès de 16 familles occupant les logements sociaux semi-collectifs de consistance F2 et F3. «L’ensemble des familles enquêtées avait une ancienneté de dix ans dans le logement social - dont la majorité se trouve dans un état calamiteux. Elles avaient toutes des histoires familiales très distinctes et un parcours résidentiel différent (expulsion d’habitat précaire qui hébergeait près du tiers des habitants de Sid El Bachir», ajoute-elle.


Résultats de cette recherche ?

La chercheure révèle que son travail a montré que les représentations du bien-être au sein des habitants du logement social varient fortement en fonction des pratiques spatiales, de l’expérience résidentielle, de la souscription et de l’adaptation à l’espace habité. «Même si les habitants avaient intériorisé les normes d’habiter, ils procèdent selon une logique de transformation et d’appropriation des lieux. Ces remarques s’expliquent lorsqu’on s’attarde sur divers aspects des lieux (technique, architecture, usage)», informe-t-elle.

Mme Mehnane développe que le sens donné au bien-être santé est lié au manque de convivialité qui pèse sur leur moral. «Face à ces situations résidentielles, leurs interprétations font ressortir, de façon explicite, que le chez soi dans les pratiques d’habiter correspond, en réalité, à un souhait d’ouverture à l’air, à la lumière et aux vues agréables.

Leurs paroles relativisent l’image du ‘‘mal-être’’ suite à l’implantation dans des lieux distingués et non valorisés», constate-t-elle. L’étude amorcée par Mme Mehnane est d’une importance certaine pour un pays qui s’atelle à renforcer ses infrastructures de base et essaye tant bien que mal à régler l’épineux problème du logement.

Cette enquête de terrain aurait le mérite de faire émerger, si elle est prise en considération, des cités cohérentes à même de rendre «heureux» ses habitants et par ce fait de répondre à un dilemme qui perdure depuis des années, à savoir mettre en corrélation ou confrontation, l’étude affirmant que les Algériens sont les plus heureux de la région Mena et d’un autre les classant au bas du tableau de la capitale dans les villes où il fait bon vivre?!

Le type d’habitat, les aménités, la qualité de l’environnement de l’immeuble sont les principales sources du bien-être pour l’homme moderne.

Des études sociologiques sont parvenues à démontrer que le bien-être est constamment lié à la qualité de vie des habitants dans leur lieu d’existence.
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