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Unité de Recherche en Sciences Sociales et Santé

Université d’Oran
Entretien avec le professeur Mohamed Mebtoul :
Le malade et sa famille sont détenteurs d'un savoir face à la souffrance

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Entretien avec le professeur Mohamed Mebtoul :
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Entretien avec le professeur Mohamed Mebtoul :
Etre une femme seule, isolée et sans soutien, c'est déjà porter le stigmate de «prostituée»
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Entretien avec Tennci Lamia:
Les médecins du travail, déplorent la méconnaissance des cancers professionnels en Algérie
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Entretien avec Tennci Lamia:
Sans le savoir profane de la famille, l’activité des médecins serait plus compliquée
Écrit par F. Z. Foudil
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Mais de cette trajectoire de vingt ans, c'est «l'aventure» de quatre chercheurs qui avaient pris l'initiative de déblayer «un nouveau territoire de recherche et de savoir», en l'occurrence l'anthropologie de la santé, qui mérite attention.

C'est en 1991 que le GRAS est né, d'une manière informelle, dans une sorte de cuisine poussiéreuse, d'une administration relevant de l'université d'Es Sénia. Evoquant cette naissance, Mohamed Mebtoul dira « nous n'avions qu'un petit Macintosh comme matériel». Vite, notre interlocuteur déserte le terrain de la discussion sur les moyens pour évoquer les idées fortes qui ont permis à son entreprise, avec ses trois autres collègues, d'aboutir. «Dès le départ, nous avons décidé de nous ouvrir sur les médecins, notamment les psychiatres, les épidémiologistes et les médecins de la santé publique». Ce souci d'ouverture sur les autres a, en quelques sortes, obligé les pionniers de l'anthropologie de la santé en Algérie et au Maghreb de combiner, travail d'enquête sur le terrain et travail théorique et analytique se rapportant à ce champ de savoir. «Nous avons évité l'erreur fatale de s'enfermer dans une posture académique», nous dira le Pr M. Mebtoul. Cette attitude découle d'une conviction simple «la sociologie ne détient pas toute la vérité. Ce qui nous a motivé à multiplier les regards sur la santé», ajoute-t-il. Autrement dit, la pluridisciplinarité a été un choix délibéré du Gras, dès sa naissance. Le premier tournant de cette «aventure intellectuelle» a été en 1994, avec l'organisation du premier séminaire national «Médecine et Société» à l'ITSP. «C'est un moment fort» reconnaît Mebtoul. Cette rencontre a pu avoir lieu grâce à quelques sponsors.

En 2002, le GRAS, qui a pu s'imposer grâce à ses travaux et ses activités scientifiques, est passé de Groupe de recherches à Laboratoire de recherches. Durant cette seconde étape de son existence, le labo s'est lancé dans la formation des magisters et des DPGS (Diplôme de poste graduation spécialisé). Jusqu'ici, trois promotions de magisters, de 10 étudiants chacune, ont pu accomplir leur formation dans des spécialités liées à la sociologie de la santé. Certains de ces étudiants formés exercent en tant qu'enseignant dans les universités de la région. Par ailleurs, au moins une quarantaine de médecins ont suivi les séminaires dispensés par le Laboratoire GRAS. «Ce qui a constitué en fait l'ossature de la future Unité de recherches», dira M. Mebtoul. Parlant de l'ouverture des magisters, notre interlocuteur tiendra à préciser «nous avons ouvert les magisters avec une base de données scientifiques» mise à la disposition des étudiants. Par là, il veut parler de la bibliothèque du Laboratoire contenant 1.200 ouvrages se rapportant à l'anthropologie et la sociologie de la santé. En plus des publications du laboratoire lui-même. Se laissant aller, notre professeur lance «en plus de l'esprit critique et de l'esprit d'autonomie, le Laboratoire est aussi et surtout la transmission d'une passion». Celle de la lecture, de la recherche et du questionnement du quotidien. Durant toute sa courte existence, ce labo organisait chaque année, une série d'activités scientifiques «tournées vers la société». «Des petites tables rondes» où les différents acteurs de la santé, d'horizon divers, venaient relater leur expérience et leurs difficultés. La récompense de cette ténacité a fini par se présenter. Ce laboratoire a été sollicité, à deux reprises, pour réaliser des enquêtes pour le compte de deux organisations mondiales : ONUSIDA et l'OMS. D'autre part, le site du GRAS est cité par le CNRS, nous affirme Mebtoul. Par ailleurs, les universités françaises, telles celles de Perpignan et Montpellier nous sollicitent pour faire partie des jurys de soutenance de thèse de doctorat, ajoute-t-il.

Concernant le nouveau statut du GRAS, acquis cette année, celui d'Unité de recherches, sa présentation officielle aura lieu le 3 juillet prochain à l'hôtel Eden, en clôture de la Journée d'Etudes «Sciences sociales et santé, cinquante après». Cette rencontre se veut aussi une participation à la célébration du cinquantième anniversaire de l'Indépendance. Mais l'objectif de ce nouveau-né s'inscrit en droite ligne de vingt ans d'expérience dans le domaine de l'anthropologie de la santé. «L'objectif central de l'Unité de recherches en Sciences sociales et Santé consiste à approfondir et à diversifier des recherches pluridisciplinaires dans les champs de la santé, de la maladie et de la médecine (…) l'impératif majeur centré sur la compréhension fouillée des différentes réalités sanitaires en Algérie» peut-on lire, dans un document qui nous a été remis.


PAR ZIAD SALAH
Officiellement, le laboratoire le GRAS (Groupe de Recherche en Anthropologie de la Santé) a acquis le statut d'Unité de recherche en Sciences sociales et Santé. Ce nouveau statut, acquis au bout de vingt ans de travail de fourmi, ouvre de nouvelles perspectives aux responsables puisque cette unité de recherche, la première du genre à l'Université d'Oran et l'Université algérienne, dans son ensemble, bénéficie entre autres, de l'autonomie financière.
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